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Maison Blanche pendant les guerres

En 1914, les patientes ont dû être évacuées et Maison Blanche fut transformé en hôpital militaire pour 4 ans.

L'histoire de l'occupation commence en juin 1940 avec la débâcle provoquée par l'offensive Allemande. L'événement n'aura que peu de conséquence sur la vie à Maison Blanche. L'établissement ne subit aucun dommage et ne sera pas réquisitionné.

Quelques agents abandonnent leur poste, fuyant devant l'avance ennemie, comme beaucoup de Français. A leur retour, ces employés " absents le 15 juin 1940 " sont avisés de leur licenciement et quittent l'hôpital après avoir déposé les " objets qui sont la propriété de l'établissement (masque à gaz, trousseau de clefs, etc.)".
Des agents mobilisés, 32 restent prisonniers de guerre. Plus de la moitié ne rentrera d'Allemagne qu'en 1945.

La guerre est finie pour le gouvernement collaborateur installé à Vichy. Ce " gouvernement d'après la guerre " prend dés juillet 1940 des mesures, dont l'objet est d'écarter de l'administration " les éléments qui, en raison soit de leur origine, soit de leur activité antérieure, se sont montrés incapables de collaborer sincèrement et efficacement à l'œuvre de rénovation nationale aux postes qu'ils occupent ".

La mise en place des mesures de rationnement et la pénurie générale touchent la lingerie, la vaisselle, remplacée par des gobelets et des assiettes en fer, l'essence, qui oblige à réduire les véhicules et les équiper de systèmes fonctionnant au gaz. Peu à peu, faute de matériaux disponibles, les travaux d'entretien sont abandonnés. Les combustibles sont aussi rationnés, et les difficultés de chauffage, en 1942, obligent à fermer plusieurs pavillons pour regrouper les malades.

Mais surtout, le rationnement touche l'alimentation. Rappelons que le ravitaillement de la population était assuré par des cartes individuelles, dont il existait huit catégories. Certaines infirmières bénéficient de la carte d'alimentation T, la plus avantageuse. Mais comme elle est réservée à ceux qui effectuent " d'une façon constante et habituelle des travaux pénibles nécessitant une dépense d'énergie musculaire considérable ", les infirmières chargées des fonctions de direction ou de surveillance en sont exclues.
(Docteur Michel Caire ).